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Portrait de Jacques Solleau, Directeur Fonds Filières chez Bpifrance

Bpifrance s'est associé à MyJobGlasses pour présenter ses métiers aux jeunes talents. Financement, Investissement, Accompagnement, Export... Les ambassadeurs Bpifrance se mettent à disposition des jeunes pour parler de leur métier et les accompagner dans leur démarche d'orientation. Aujourd'hui, Jacques Solleau, Directeur Fonds Filières chez Bpifrance, présente son parcours, son métier et son rôle d'ambassadeur.

  • Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je suis issu d’une famille d’entrepreneur. Mon père était à la tête d’une PME basée en Charente maritime. Durant toute mon enfance, j’ai baigné dans le monde de l’entreprise qui m’a rapidement intéressé. Une fois mes études de gestion et de droit terminées, je me suis donc mis à la recherche d’un emploi qui me permettrait de travailler au plus proche des entreprises, aux côtés de ces gens passionnés et passionnants que sont les entrepreneurs.

C’est alors que j’ai découvert le CEPME (Crédit d'Équipement des Petites et Moyennes Entreprises), un organisme public dédié au financement des PME, dans lequel j’ai postulé après avoir identifié une offre d’emploi dans le journal ! J’ai été embauché pour accompagner, à travers des interventions en crédit, le développement des petites et moyennes entreprises de la région Aquitaine. J’ai occupé ce poste plusieurs années, d’abord à Bordeaux puis Poitiers, avant de créer une antenne située dans le Val d’Oise en région parisienne.

En 1990, j’ai rejoint « Avenir Entreprise », une petite filiale du CEPME dédiée au capital-investissement. A l’époque, le monde du capital-investissement était embryonnaire en France. La très grande majorité des entreprises françaises se tournait vers les crédits bancaires pour financer leurs besoins. Nous avions donc une double mission aussi bien pédagogique qu’économique auprès des entreprises françaises. Une période très intéressante. Je me souviens d’ailleurs de mes deux premiers investissements, d’abord dans une société de transport par benne, puis dans une entreprise de conseil en propriété intellectuelle.

Avenir Entreprise a ensuite rejoint la Caisse des Dépôts et Consignations en devenant filiale de CDC Entreprises et deviendra plus tard FSI Régions, et enfin Bpifrance en 2012.

  • Pouvez-vous nous en dire davantage sur le métier que vous exercez aujourd’hui au sein de Bpifrance ? En quoi consiste-t-il ?

Aujourd’hui, j’occupe le poste de Directeur des fonds filières de Bpifrance. J’anime une équipe d’une dizaine d’investisseurs experts qui interviennent sur des secteurs spécifiques tels que l’énergie et l’environnement, le bois et les éco-matériaux, la défense et le ferroviaire.

Chaque année, nous réalisons une dizaine d’opérations ciblées. Nous investissons de manière éclairée, sur la base de connaissances techniques approfondies grâce à l’expertise sectorielle poussée de mes équipes. A cela s’ajoute une compréhension fine des grands drivers qui expliquent souvent pourquoi une entreprise réussira mieux qu’une autre. Mon expérience m’a d’ailleurs appris que l’aspect humain est une composante considérable à prendre en compte dans cette analyse. 

Nous intervenons toujours avec optimisme et prudence. Il s’agit ici d’apporter un regard bienveillant mais néanmoins « challenging » lorsque nous participons aux comités de gouvernance de nos participations.

Il en est de même en tant que membre dans les comités d’investissement des équipes PME et Midcap où nous décidons environ 200 opérations d’investissement et de désinvestissement par an.

Ce métier est tout à fait passionnant car il permet de rester au contact des dirigeants d’entreprise, au plus proche de leurs préoccupations. Lorsqu’on est actionnaire, nous possédons une certaine capacité d’influence développée grâce à la confiance nouée avec le dirigeant à condition d’intervenir systématiquement dans l’intérêt du bon développement de leur business. Une approche collaborative, bienveillante mais exigeante qui fait aujourd’hui notre marque de fabrique.

  • Quand et pourquoi avez-vous rejoint le programme MyJobGlasses ?

J’ai rejoint le programme MyJobGlasses dès le lancement de cette initiative au sein de Bpifrance fin 2019, suite à une proposition de la Direction des Ressources Humaines. J’ai rapidement accepté car je crois que nous avons un véritable devoir de transmission vis-à-vis des jeunes. Je sais à quel point il peut être difficile de choisir son orientation à la sortie des études. Beaucoup d’étudiants n’ont pas accès à un suivi poussé lors de leur démarche d’orientation. Le programme MJG répond parfaitement à cette problématique en ouvrant les portes des entreprises aux jeunes à la recherche d’informations professionnelles concrètes.

  • Concrètement, que faites-vous faire en tant que membre et mentor de ce programme ?

J’ai pu discuter avec une vingtaine d’étudiants plus ou moins avancés dans leur démarche. Certains sont au début de leurs études, d’autres en fin de parcours avec une vision claire de ce qu’ils veulent faire. Les échanges sont donc à chaque fois différents et peuvent aussi bien être pédagogique sur le monde du travail dans son ensemble, que plus précis sur le métier d’investisseur notamment.

Ces précédents échanges m’ont d’ailleurs fait réaliser que les métiers de l’investissement sont aujourd’hui mieux connus des jeunes. Mais cela ne m’empêche pas de rappeler la quintessence de mon travail pour m’assurer qu’ils comprennent bien les tenants et les aboutissants de ce métier si intéressant.

  • Quels sont les bénéfices qu'en tirent les jeunes que vous accompagnés ?

Ils sont multiples. Dialoguer avec des professionnels expérimentés est un vrai plus pour les jeunes. Cela leur permet de mieux cibler les secteurs dans lesquels ils souhaitent évoluer, de développer leur réseau professionnel et même directement de chercher un travail ou un stage. Plusieurs participants m’ont ajouté sur LinkedIn suite à nos échanges. C’est ce qu’il faut faire !

  • Avez-vous un conseil à leur donner pour bien réussir leur futur entretien avec un professionnel ?

Je crois qu’il faut être honnête et transparent, aussi bien sur ce que l’on est, que sur ce que l’on a envie de faire. La plupart des jeunes avec qui j’ai échangé ont la chance de faire des études supérieures. Ils ont souvent le choix entre plusieurs options à la fin de leurs études. Lorsqu’on est en entretien, ce qui fait la différence c’est l’individu. Il faut démontrer qu’on a envie, qu’on ne prend pas ce premier job par hasard. Y aller avec l’envie de croquer cette nouvelle aventure professionnelle à pleines dents…

  • Plus globalement, avez-vous un message / un conseil à faire passer à ceux qui souhaitent rejoindre Bpifrance ?

Bpifrance est une magnifique maison qui offre de multiples possibilités pour s’épanouir professionnellement. De nombreux ponts existent entre les différents métiers. Intégrer les équipes de Bpifrance peut donc être une chance de construire une carrière variée et intéressante. Le message que je souhaite faire passer aux futurs postulants est simple : travailler chez Bpifrance, c’est vouloir travailler au service de la France et de ses entreprises, avec sérieux et bienveillance.


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